«Nicolas Escudé, quel bilan tirez-vous de cette rencontre ?
Cela se joue sur des petits détails qui font la différence. Mais il ne faut pas oublier la prestation de Melanie Oudin, qui a été solide lors de ses deux matches. Sur les rares occasions de Julie (Coin), elle a répondu présent, elle est allée chercher les points. Le constat est très dur. Trois à zéro, c'est dur parce qu'on n'est pas si loin et on se retrouve à jouer une rencontre de barrages compliquée. En barrages, il va falloir arriver avec les mêmes intentions que l'an dernier à Limoges (Ndlr : victoire contre la Slovaquie).
Que s'est-il passé avec Alizé Cornet ?
En raison de sa prestation d'hier (samedi), de ce qu'elle a pu vivre, de l'état dans lequel elle se trouvait après son match et ce que je sentais, j'ai aligné Julie. Ce n'est pas une sanction vis-à-vis de sa prestation. C'est juste qu'elle a pris un coup sur la tête. On était dans une spirale négative, il fallait changer quelque chose. J'ai senti ça, je l'ai fait.
N'avez-vous pas peur d'avoir perdu une autre joueuse avec Alizé Cornet, qui n'y arrive pas en
Fed Cup ?
C'est vrai qu'Alizé n'arrive pas à gagner son premier match en Fed Cup. Mais pour tout le reste, elle est exemplaire, irréprochable et c'est à montrer dans toutes les écoles de tennis. Voilà ce qu'est une sportive de haut niveau, une grande joueuse de tennis et voilà comment on doit s'entraîner. Quand elle arrive sur le terrain, elle a des blocages en raison du passé avec cette compétition et elle n'arrive pas à passer au-dessus. Il va vraiment falloir qu'elle fasse un énorme travail mental pour arrêter de retomber dans l'auto-flagellation.
«Tant que je serai à la tête de cette équipe de France, il n'y aura pas de coach privé.»
Faut-il ouvrir le groupe en intégrant du sang neuf ?
Le groupe n'a jamais été fermé. Le groupe possède un mode de fonctionnement que tout le monde connaît. Du sang neuf ? Oui, forcément. Nos trois meilleurs éléments ne font pas partie de l'équipe. Mais je ne les intégrerai pas à n'importe quel prix.
Qu'en est-il d'Aravane Rezaï ?
Les Rezaï ont un passif relativement lourd avec la fédération. Il y avait pas mal de tensions, mais les choses se règlent. Cela fait quelques mois qu'on dialogue avec eux et les choses se règlent petit à petit. Mais c'était encore un peu tôt et un peu juste pour qu'elle intègre le groupe sur cette rencontre. Au vu des discussions, j'espère voir Aravane au sein du groupe pour le match de barrages.
Et pour Marion Bartoli ?
Marion nous a dit dès l'année dernière qu'elle ne voulait pas participer à cette Fed Cup. Les choses sont claires. Tant qu'elle n'écoutera pas une autre personne que son père, ce sera forcément compliqué. Cela ne sert à rien d'en parler pendant des heures.
Quelle est votre position sur l'arrivée des coaches privés ?
Tant que je serai à la tête de cette équipe de France, il n'y aura pas de coach privé. C'est aussi simple que ça. C'est une décision collégiale. Quand les filles ont décidé de me faire confiance l'an dernier, je leur ai exprimé comment je souhaitais fonctionner et j'en ai parlé aux personnes en charge des équipes de France au sein de la Fédération. On était tous sur la même longueur d'ondes. Et on l'est encore aujourd'hui.»
Recueilli par Sophie DORGAN, à Liévin
GACHASSIN : «UNE DISCUSSION DE FOND»«Les coaches privés en équipe de France, c'est le gros problème. Il y a une évolution importante dans la société et le coaching. Dans les jours à venir, nous allons étudier cette nouvelle organisation des sélections en équipe de France. Ce sera à l'étude. Il y a des valeurs bien définies, on ne dérogera pas cette année à ces principes. Mais nous devons avoir une discussion avec le DTN, les capitaines et le directeur général pour essayer de trouver des solutions. La société a changé et on n'est pas stupides pour dire niet à tout. Ce qu'on veut, c'est gagner et se donner tous les moyens de gagner. Nous faisons confiance à Nicolas Escudé, nous lui avons indiqué des règles et il ne peut pas aller à l'encontre de ces règles tant qu'il n'y a pas une discussion sur le fond. Le cahier des charges est bien défini, mais les jeunes qui arrivent sur le circuit ont une autre façon de fonctionner. A nous de nous poser la question : est-ce que nous devons rester sur ce cahier des charges bien précis ou est-ce que nous devons évoluer vers d'autres façons de sélectionner ?»

Notre consultant, Rodolphe Gilbert revient sur le cinquième titre de Rafael Nadal conquis...
Mise à jour de votre statutVotre statut a bien été modifié et est désormais visible par tout vos amis. |
||