Marc Planus, ne pas avoir gagné contre Montpellier va-t-il apporter un petit peu plus de pression sur les matchs en retard ?
Oui mais honnêtement, je pense que plus on va avancer et plus la pression va augmenter. Il faut être lucide. L'année dernière, sur nos onze derniers matchs, la pression est montée pour finir sur un match avec énormément de pression à Caen. Ça va se jouer jusqu'aux deux dernières journées. On s'y prépare et pour l'instant, on est les mieux placés avec Montpellier pour aller au bout. Donc la pression est positive.
A quel match vous attendez-vous face à Auxerre, deuxième défense du championnat derrière vous ?
Ce sera à nous d'être meilleurs qu'eux pour arriver à passer par les côtés, à trouver des décalages, à être réalistes devant le but. Mais Auxerre n'est pas qu'une défense. Ils sont en train de monter en puissance. Ils placent de très bons contres et ont des attaquants qui vont très vite et qui jouent très juste. Il leur faut juste une ou deux occasions pour mettre un but donc c'est une équipe très difficile à manœuvrer. Ça va être très compliqué. Ça sera certainement un match différent de celui de Montpellier mais tout aussi compliqué pour moi.
Auxerre va-t-il davantage fermer le jeu que Montpellier selon vous ?
Oui, bien sûr. Maintenant, on est plus qu'habitué. Dimanche soir, c'était une nouveauté pour nous de voir une équipe qui vient jouer à Bordeaux, qui joue bien au ballon et qui essaie de nous bousculer par le jeu. C'était un match agréable à jouer. Mais c'est sûr que si Auxerre ferme un peu le jeu, on ne sera pas surpris. Ils ont de bons atouts, de bons contres et il faudra être très vigilant.
Que pensez-vous de Jelen, qui sera l'homme à surveiller mercredi ?
Il est en pleine bourre en ce moment ! Il fait beaucoup d'appels en profondeur et il arrive à sortir du champ de vision des défenseurs. C'est très difficile de toujours l'avoir devant nous et de savoir où il est. Mais il y a aussi Pedretti qui met de très bons ballons en profondeur et qui n'a pas besoin de beaucoup de touches de balle pour ça. S'il fait le bon contrôle, automatiquement, il va mettre ses attaquants dans une bonne situation. Donc il faudra être très vigilant. Mais après, quelle équipe en France n'a pas de très bons attaquants ? On a aussi des joueurs de qualité et il faut le montrer et faire respecter cette hiérarchie.
« La double peine ? On se bat contre le vent »
Jelen est-il plus difficile à marquer qu'un joueur d'un autre gabarit ?
Il est costaud, il ne faut pas croire. Ce n'est pas parce qu'il n'est pas grand qu'il n'est pas costaud. Il tient très bien sur ses jambes et il est peut-être plus vicieux que beaucoup d'autres joueurs.
La double peine, dont vous avez été une nouvelle victime contre Montpellier, change-t-elle la vie du défenseur ?
C'est un peu particulier ce règlement. Après, de là à dire que l'arbitre s'est trompé dimanche, non. Je pense qu'il a appliqué tout simplement le règlement. Et à partir du moment où il a sifflé, il ne pouvait plus se retourner et se dire « qu'est-ce que je vais faire maintenant ? ».
Donc pour vous, l'arbitre a parfaitement appliqué le règlement ?
Il a appliqué le règlement à partir du moment où il sifflait faute. Mais c'est vrai que cette règle, elle est… (Il réfléchit) Je trouve que le règlement est mal fait. Quand il y a une faute délibérée, je comprends qu'il y ait la double sanction. Mais quand c'est juste un contact… Après, c'est une question de règlement et là, on se bat contre le vent. Donc ça ne sert à rien.
La double peine peut-elle changer votre façon de défendre ?
Oui, bien sûr. On peut se dire qu'il vaut mieux laisser marquer. Alors certes, on se fera taper dessus par l'entraîneur et on va courir après le score mais au moins, on sera à onze contre onze. Des fois, c'est bizarre de se retrouver dans cette situation et de se dire « Tant pis, on va le laisser marquer ». On ne va pas tenter le geste de la dernière chance parce que l'on se dit que si le joueur simule un petit peu, c'est la double sanction. Donc c'est sûr que je ne dois pas être le seul. Beaucoup de défenseurs qui se retrouvent dans la position de dernier défenseur, même si ça va très vite, doivent se poser la question quand même.